7 clés pour assurer une communication positive avec les enfants (même sur les choses qui paraissent insignifiantes ou évidentes)

7 clés pour assurer une communication positive avec les enfants (même sur les choses qui paraissent insignifiantes ou évidentes)

communication positive famille

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Dans son livre La communication positive parents enfants, Sophie Néel (ré)affirme l’importance de la communication parents enfants tout au long de la vie, de la naissance (et même in utero) à l’âge adulte. Les enfants en bas âge n’ont pas la possibilité d’interroger les adultes qui les entourent sur ce qui les soucient : c’est à nous, doués de parole et de raison, d’anticiper au maximum leurs besoins et d’y apporter des réponses sans équivoque. Communiquer permet d’anticiper et de libérer certaines peurs face à des questions restées sans réponse.

Sophie Néel propose 7 clés pour assurer une communication positive, authentique et source d’harmonie familiale :

1. Expliquer un maximum de choses

Une question pour nous guider pourrait être : « Qu’est-ce que je m’imaginerais si j’étais à la place du bébé/ de l’enfant ? »

Expliquer peut recouvrir plusieurs aspects :

  • anticiper les questions que les bébés/ enfants se posent (ex : prévenir un bébé qu’on va faire un acte de toilette, dire à un enfant quand on change de pièce);
  • rassurer régulièrement (ex : en cas d’absence, dire quand nous rentrerons et prévenir en cas de retard, dire régulièrement aux enfants qu’on les aime);
  • prévenir de ce qui va se passer (ex : avant que l’enfant ne s’endorme en voiture, lui dire qu’il risque de se réveiller à tel endroit, donner un temps restant avant la fin d’une activité sous forme de compte à rebours, prévenir de la douleur avant un examen médical ou de la longueur d’un trajet en voiture). Sophie Néel écrit que les enfants qui ont été avertis de la douleur potentielle d’une piqûre le vivent mieux que les enfants à qui rien n’avait été dit auparavant;
  • répéter les choses plusieurs fois (plus un enfant est averti, plus il est serein).

Lire aussi : La communication connectée : les bébés et les jeunes enfants ont tant de choses à dire !

2. Instaurer des rituels de communication

Ces rituels de communication sont des petits moments agréables et réservés, au cours desquels on dédiera du temps exclusif à l’enfant/ aux enfants.

Ils peuvent se faire autour du petit déjeuner du dimanche matin ou d’un plateau repas le vendredi soir, d’un goûter le mercredi après-midi, des couchers les soirs de semaine… Ils sont l’occasion de revenir sur la journée écoulée (par exemple, via les 3 plaisirs de jour ou des questions émotionnelles du type « Raconte moi tes trois plus grandes colères, tes trois plus grosses colères et tes trois plus grandes joies de la journée ») ou de détailler le déroulement de la journée/ semaine à venir.

3. Parler de soi intimement

Les enfants n’ont pas besoin de parents parfaits mais de parents authentiques. Ils ont besoin de parents qui leur expliquent pourquoi ils sont tristes ou en colère de manière saine, sans nier ou minimiser leurs émotions d’adultes, ni chercher à culpabiliser les enfants.

Si rien n’est expliqué aux enfants, ils risquent de se rendre responsables de notre état, de nos tourments et d’en nourrir des peurs irrationnelles.

Par ailleurs, parler de nos émotions, de nos besoins permet de développer l’empathie et l’intelligence émotionnelle des enfants. Par ailleurs, nous montrons l’exemple aux enfants en nous livrant sans fard de manière authentique.

Pour ce faire, le processus de la Communication Non Violente peut nous y aider pour mettre les bons mots sur nos émotions et nos besoins.

intelligence émotionnelle école

4. Lever les tabous de communication

Les tabous surviennent quand certains sujets provoquent des réactions de rejet (colère, tristesse, contournement/ distraction, injonction au silence…) ou des éléments de communication non verbales qui indiquent aux enfants que ces sujets sont à éviter (mimiques du visage, posture corporelle tendue…).


Lever les tabous de communication peut passer par le fait de :

Les enfants ont le droit d’avoir un avis différents des adultes et il est important de respecter leurs points de vue.

Par ailleurs, les problématiques transgénérationnelles se transmettent de manière inconsciente de génération en génération. Anne Ancelin Schützenberger, spécialiste en psychogénéalogie, émet l’hypothèse de tâches inachevées, de deuils, de pertes diverses non parlées et donc non élaborées ni travaillées à l’époque des accidents traumatiques, comme si ceux-ci fonctionnaient comme des vagues de plus en plus grandes ou des pierres jetées dans l’eau qui font des remous, et qui pourraient atteindre jusqu’à 14 générations (source : Psychogénéalogie)

  • dire la vérité aux enfants sur tout

La confiance naît de la sincérité des échanges, d’autant plus que notre communication non verbale nous trahit quand nous mentons. Plus nous mentons, moins les enfants nous font confiance, moins authentiquement ils nous parleront en retour.

5. Ecouter vraiment

Etre vraiment à l’écoute nécessite parfois de remettre la discussion à plus tard pour être 100% présent.e, attentif.ve et dédié.e.

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6. Eviter de laisser des questions sans réponse

Les questions laissées sans réponse sont souvent nourries par l’imaginaire des enfants et engendrent des émotions douloureuses (peur, colère, tristesse, dégoût).

On n’est pas obligé de rentrer dans tous les détails et on peut dire aux enfants quand leurs questions nous gênent ou sont douloureuses, quitte à remettre la réponse à plus tard, le temps de digérer ces émotions réveillées. Les enfants sont justement parfois nos « guides » : ils mettent le doigt là où nous avons encore du travail à faire…

Quand on ignore la réponse à une question, on peut les guider vers des personnes ou des ressources pour obtenir une réponse convenable.

7. Savoir qu’il n’est jamais trop tard pour (ré)établir la communication parents enfants

Sophie Néel écrit :

A tout moment, même dix ans plus tard, vous avez la possibilité d’apporter des explications à votre enfant. Si vous avez pris conscience avec du recul que vous avez eu un comportement inadapté, que vous ne lui avez pas du tout parlé d’une problématique ou que telle parole prononcée à son égard lui a causé du tort, alors il est encore temps de rattraper cela. Vous pouvez toujours lui expliquer les choses ou lui demander pardon, même cinq ans après. Vos excuses seront réparatrices et pourront lui permettre d’avancer plus sereinement.

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Source : La communication positive parents-enfants : Une méthode douce et ludique pour aider votre enfant à dépasser ses peurs, cauchemars, émotions négatives, timidité... de Sophie Néel (éditions Josette Lyon). Disponible en médiathèque, en librairie ou sur internet.

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1 réponse

  1. 27 juillet 2017

    […] communication positive parents-enfants est une méthode douce et ludique pour aider votre enfant à dépasser ses peurs, […]

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