Apprendre à apprendre : les 5 gestes mentaux de La Garanderie (la gestion mentale)

Apprendre à apprendre : les 5 gestes mentaux de La Garanderie (la gestion mentale)

Antoine de la Garanderie, chercheur en pédagogie, est l’auteur d’une théorie pédagogique : la « gestion mentale » (ou les gestes mentaux de l’apprentissage).

Pour lui, il existe cinq gestes mentaux  entrant en jeu dans tous les apprentissages. A ceux-ci s’ajoutent trois étapes essentielles :

  1. la perception
  2. l’évocation
  3. le projet mental

Les cinq gestes mentaux de la gestion mentale

gestion mentale garanderie

1.L’attention

Pour avoir accès à ce qui est présent autour de nous, il nous faut avoir le projet de le faire exister dans notre univers mental. Pour cela, nous devons consciemment mobilier notre attention  sinon les sens percevront ce qui nous entoure mais nous n’en ferons pas  une image mentale.

C’est par l’attention que nous pouvons accéder aux autres actes mentaux. Cette action ouvre le champ de la connaissance.

Pour aller plus loin : 8 activités pour développer l’attention et l’écoute des enfants (pour une meilleure réception des informations)

 

2.La mémorisation

Cet acte permet d’emmagasiner des informations perçues et évoquées dans le but de s’en resservir, de les restituer à court, moyen ou long terme.

Il s’agit de placer un nouvel élément dans notre univers mental en ayant le but d’exploiter dans l’avenir cette nouvelle information perçue grâce à l’attention.

Pour aller plus loin : 6 propositions pour une mémorisation efficace (moins de temps pour un meilleur résultat)

 

3.La compréhension

La compréhension permet de s’approprier le sens, le fonctionnement d’une information perçue et évoquée dans le but de l’appliquer ou de l’expliquer.

Pour comprendre une nouvelle donnée perçue, nous devons la comparer avec le stock d’information que nous avons déjà dans la mémoire. Cela peut se faire par exemple en mettant en lumière des ressemblances ou des différences, en l’incluant dans une notion plus large déjà connue. On ne peut appréhender de l’inconnu qu’en le mettant en lien avec du connu.

Pour aller plus loin : 5 questions clés pour comprendre rapidement (un cours, une leçon, une démonstration, un théorème…)

 

4.La réflexion

Il s’agit de l’acte le plus complexe. La réflexion mobilise l’efficience des actes mentaux précédents car nous devons confronter des données à des règles et des lois auparavant mémorisées et comprises. Elle nécessite des liens avec les acquis :

  • être attentif.ve aux énoncés des problèmes, aux questions posées… et les comprendre;
  • mobiliser les connaissances qui ont été stockées dans la mémoire afin de se rappeler des règles, des lois, des théories;
  • choisir et appliquer des règles, lois, théories à la situation actuelle afin de répondre à la question initiale ou de traiter le problème!;
  • avoir le projet de s’en servir à nouveau dans d’autres contextes.

Pour aller plus loin : [Dossier spécial Réfléchir] : qu’est-ce qu’une bonne réflexion ?


 

5.L’imagination créatrice

Libérer son imagination, se  faire confiance, prendre des risques, croire en ses projets, c’est cela l’imagination créatrice, un geste indispensable, car la « création permet de trouver des réponses inédites à des questions inédites » (P. Roulois).

En nous interrogeant sur le « pourquoi » et le « comment », nous mobilisons nos connaissances pour faire face à une situation inédite. Nous pouvons alors être découvreurs (en observant la nature tout en faisant preuve d’intuition pour mette en évidence de nouvelles lois) ou bien inventeurs (en créant des objets à partir d’observations et réflexions).

Pour aller plus loin : Philosopher avec les enfants : comment mettre en place des cercles de parole philosophiques en classe ou à la maison ?

 

Apprendre à apprendre : la métacognition

Apprendre à apprendre, c’est notre capacité individuelle à découvrir et connaître notre fonctionnement cognitif. C’est ce qu’on appelle également « apprendre à apprendre ».

Les objectifs de la métacognition

  • Augmentation de l’autonomie
  • Amélioration de l’estime de soi
  • Prise de pouvoir sur les processus d’apprentissage
  • Recherche de sens
  • Augmentation de la motivation
  • Augmentation de l’efficacité
  • Plus de réussite

Les moyens de la métacognition

Pour l’apprenant

  • Connaître sa façon d’apprendre
  • Etre informé des moyens utilisés pour acquérir des connaissances
  • Etre conscient des étapes suivies (rôle important de l’accompagnant pour l’aider au début de cette démarche)
  • Résoudre des problèmes
  • Exécuter des tâches

Pour l’enseignant

  • Amener l’apprenant à faire des évocations (visuelles sous forme d’images ou de films, kinésthésiques sous forme de mouvements ou de chorégraphies, auditives sous formes de paroles ou de chanson…) et à faire appel à son langage intérieur (pensées, phrases, conversations formulées en mots lus, écrits, récités mentalement…)
  • Entamer un dialogue pédagogique (ou médiation cognitive) avec l’apprenant : l’adulte intervient de façon structurée et dirigée afin de façonner et modifier le processus de traitement de l’information de l’apprenant; il l’aidera à comprendre le but de l’apprentissage et les moyens pour y arriver
  • Développer l’entraînement à la métacognition
  • Proposer la création de répertoire de stratégies pour plus d’efficacité

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Source : La réussite scolaire par un apprentissage positif et ludique : Pistes et outils pour motiver et aider l’enfant de Sophie Godard (éditions Erasme)

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