Parentalité positive : 4 conseils à relire quand on se sent découragé ou à bout

Parentalité positive : 4 conseils à relire quand on se sent découragé ou à bout

Qu’on essaie de guérir de son enfance ou de combattre des habitudes éducatives héritées du modèle rigide traditionnel, on peut s’attendre à de nombreuses embûches et difficultés dans ce cheminement, qu’elles viennent de l’entourage plus ou moins proche ou qu’elles viennent de nos propres comportements difficiles à changer.

Il se peut même qu’on ait l’impression de se prendre des murs dans la face et qu’on soit proche du découragement, voire de la maltraitance par épuisement.

Je vous invite à lire ces quatre propositions qui peuvent servir de mantras et de soutiens en cas de découragement profond ou quand on a l’impression que rien ne fonctionne. Les relire pourra permettre de se relier aux objectifs à long terme et aux valeurs que nous voulons incarner au quotidien.

1) Je m’engage à ne pas frapper ou à ne pas faire usage de quelque forme de violence physique que ce soit envers mon enfant. 

S’engager à ne pas laisser la colère ou la frustration se transformer en violence peut être le point de départ, la ligne à ne jamais franchir, le signal d’alerte que nous ne nous sommes pas assez écoutés et qu’il est temps de remplir notre propre réservoir affectif.

Lire aussi  : PARENTS : 9 manières d’accueillir notre colère sans céder à la violence

 

2) Je repense mon rôle de parent et abandonne l’idée de vouloir contrôler par la force ou la ruse le comportement de mon enfant afin de mettre l’accent sur la coopération et la recherche de solution commune. 

Forcer, manipuler, menacer, faire du chantage, isoler, taper sont des tactiques qui n’encouragent pas la coopération et qui ne développent le sens de la responsabilité individuelle. Faire en sorte d’obtenir le respect et la coopération des enfants passe par le respect et la confiance qu’on leur accorde, la sollicitation de leur intelligence pour réparer, la recherche du bien commun et de la conciliation des besoins de chaque membre de la famille.

L’énergie qui était auparavant investie dans le contrôle peut être investie dans une communication positive, authentique, collaborative, empathique au service de la connexion, de la relation dans l’objectif de développer le sens éthique des enfants et leur capacité à assumer la responsabilité de leurs actes.

Lire aussi : Quand les réparations remplacent les punitions

 

3) Je suis le modèle de mon enfant qui apprend par imitation : j’incarne au quotidien ce que j’attends de lui. 

Nous pouvons procéder à notre examen de conscience :

  • qu’est-ce que j’apprends à mon enfant si je réagis sous le coup de la colère avec violence ?
  • qu’est-ce que j’apprends à mon enfant quand j’utilise la loi du plus fort pour le faire plier à ma volonté ?
  • qu’est-ce que j’apprends à mon enfant quand je lui fais du chantage ou que je lui mens pour obtenir son obéissance ?

Nous pouvons alors nous interroger sur ce que nous voulons pour nos enfants à long terme : quel genre d’homme ou de femme voudrais-je qu’il ou elle devienne ? comment lui montrer le chemin ?

Par ailleurs, il peut être utile de savoir que nous avons toujours la possibilité de réparer. Nous pouvons nous excuser auprès de nos enfants pour rétablir le lien et faire passer la relation en priorité.

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4) Je continue à travailler sur moi-même.

Il est utile de garder en tête que ce sont nos émotions propres, notre niveau de stress et de fatigue, notre inconscient lié à notre histoire personnelle, nos attentes et nos peurs qui causent nos débordements, et non pas les comportements des enfants.

Nous gagnerions à nous demander pourquoi nous sommes à ce point chamboulés par tel ou tel comportement, pourquoi nos réactions sont parfois excessives.

Cette exploration de nos propres « détonateurs » permet de ne plus laisser l’inconscient et les émotions nous voler notre libre arbitre, de repasser dans un mode conscient pour guider nos actions éducatives. Or être un parent conscient est vraiment une lourde tâche !

Le journal émotionnel est une bonne manière d’effectuer ce travail.

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2 réponses

  1. Conseil dit :

    Que faire quand son enfant (3 ans ) se fiche complètement du besoin de ses parents ? Il ne pense qu’à lui, il n’y a pas plus égoïste qu’un enfant de cet âge ! Et quand il n’arrête pas sa bêtise alors qu’on lui demande de stopper en expliquant les raisons ?

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