7 principes éducatifs fondamentaux validés par les neurosciences cognitives, affectives et sociales

7 principes éducatifs fondamentaux validés par les neurosciences cognitives, affectives et sociales

 

Les neurosciences cognitives, affectives et sociales confirment les grands principes éducatifs dont nous avions l’intuition dans nos coeurs.

 

1. La période 0/5 ans

La plasticité neuronale pendant la période 0/5 ans permet d’incarner le vivant sans efforts, juste en le vivant. C’est ce que Maria Montessori appelle l’esprit absorbant.

La période 0/5 ans constitue donc une fenêtre d’opportunités à saisir, comme le démontre cette vidéo :

2. Les relations sociales

Nous sommes des êtres sociaux et notre cerveau est neurosocial. Nous avons besoin des autres.

Dans le cadre de l’apprentissage, les relations sociales sont également importantes : nous apprenons dans une relation positive à l’autre.

On peut lire dans cet article :

La recherche a démontré que les relations virtuelles ne suffisent pas et leur utilisation croissante risque d’avoir des conséquences graves sur notre fonctionnement.

C’est de contacts physiques réels dont nos neurones ont besoin.

Pour être heureux, cultivons notre intelligence relationnelle. Notre cerveau en a un besoin vital. Une des meilleures façons de la développer est de multiplier les actes d’altruisme !

 

3. La bienveillance

La bienveillance est un levier pour l’âme humaine. Les émotions positives ressenties au moment de l’apprentissage influencent la consolidation.

L’amour et l’encouragement sont des catalyseurs pour l’apprentissage. – Céline Alvarez

A l’inverse, le stress est un bloquant.

les relations humaines dans l'enseignement

 

 

4. L’attention

Stanislas Dehaene, docteur en neurosciences, définit l’attention sert à sélectionner les informations, module massivement l’activité cérébrale et facilite l’apprentissage.

La tâche la plus important des enseignants est de canaliser et captiver, à chaque instant, l’attention de l’enfant.
L’enseignant doit veiller à créer des matériaux attrayants mais qui ne distraient pas l’enfant de sa tâche principale, notamment en ne créant pas de double tâche.

L’ « effet maître » consiste à bien orienter l’attention des apprenants et donc à bien définir la tâche en question.

Il est possible d’entraîner les enfants à rester concentré en présence d’une distraction, à savoir résister à un conflit interne. Stanislas Dehaene  cite plusieurs types d’activités qui participent au renforcement des capacités d’attention :

  • La méditation (j’ai parlé à plusieurs reprises de l’introduction de la méditation de pleine conscience dans les écoles : La méditation à l’école : pourquoi ? comment ? quels gains pour les élèves ?) ,
  • L’entraînement au contrôle de la motricité (par exemple, des activités de motricité fine telles que proposées dans la pédagogieMontessori),
  • La pratique d’un instrument de musique,
  • Le choix de l’activité qui favorise l’intérêt et l’autonomie.

 

Pour aller plus loin : Des pistes pour mieux comprendre et utiliser la mémoire

 

5. L’engagement

Stanislas Dehaene écrit :

Un organisme passif n’apprend pas. L’apprentissage est optimal lorsque l’enfant alterne apprentissage et test répété de ses connaissances. Cela permet à l’enfant d’apprendre à savoir quand il ne sait pas

Une étude scientifique a montré que  le nombre de tests via des exercices compte plus dans la mémorisation que le nombre d’heures passées à étudier.

L’enfant sera d’autant plus actif et engagé quand il aura envie de faire l’action. Cette envie est déclenchée quand l’activité lui plaît, qu’elle importe pour lui, qu’il y voit un intérêt personnel… et non pas parce qu’il y est contraint par un intervenant extérieur.

 

6. La consolidation

L’automatisation des connaissances est essentielle. L’automatisation est le fait de passer d’un traitement conscient, avec effort à un traitement automatisé, inconscient.

Lors d’un nouvel apprentissage, notre cerveau a recours à un traitement explicite, c’est-à-dire une situation, ou plutôt un stade où le cortex préfrontal est fortement mobilisé par l’attention.

Le point culminant d’un apprentissage est le « transfert de l’explicite vers l’implicite » : c’est l’automatisation des connaissances et procédures. Cette automatisation passe par la répétition et l’entrainement. Elle permet de libérer de l’espace dans le cortex préfrontal afin d’absorber de nouveaux apprentissages.

Il est essentiel de répéter une connaissance nouvellement acquise :

    • pour mémoriser une information, notre cerveau a besoin de trois passages au minimum,
    • pour intégrer une nouvelle habitude, il a besoin de 21 jours.

Stanislas Dehaene insiste sur le rôle joué par le sommeil dans cette phase de répétition et de consolidation. Il affirme qu’après une période d’apprentissage, une période de sommeil, même courte, améliore

  • la mémoire
  • la généralisation
  • la découverte de régularités

 

7. Le feedback immédiat

Recevoir un retour d’information immédiat sur l’action en cours est constitutif de l’apprentissage. Plus le retour est proche dans le temps de l’erreur, plus l’action corrective sera efficace et intégrée de manière pérenne.

Les erreurs sont positives et sources d’apprentissage. Elles sont normales dans le processus d’apprentissage car elles expriment à la fois la représentation mentale que l’élève se fait d’une notion ou d’une action et un obstacle à repérer avant de le dépasser.

Gaston Bachelard (philosophe des sciences) disait :

« On connaît contre une connaissance antérieure, en détruisant les connaissances mal faites, en surmontant ce qui ,dans l’esprit même, fait obstacle ».

Les neurosciences démontrent donc que :

  • L’erreur ou l’incertitude sont normales – elles sont même indispensables.
  • Les punitions face aux erreurs ne font qu’augmenter la peur, le stress, et le sentiment d’impuissance inutilement. Les punitions sont néfastes aux apprentissages.
  • La motivation positive et les encouragements stimulent l’apprentissage. Les meilleurs encouragements résident dans le regard des autres et la conscience de progresser, ils ne sont pas synonymes de récompenses.

Quels sont les vrais potentiels de l’être humain ?

Céline Alvarez, enseignante influencée par Maria Montessori et les neurosciences, insiste sur la préparation d’un environnement adapté aux mécanismes d’apprentissage naturels de l’être humain :

Si nous construisons des environnements qui respectent ces grands principes, qui veulent que l’être humain épanouisse son potentiel dans la relation à l’autre, dans l’amour et la bienveillance, en faisant ses propres expériences, alors nous verrons émerger un nouveau type d’aptitudes et de personnalités humaines.

 

Source : Céline Alvarez au colloque européen de la Fondation P&V – 8 mai 2015

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18 Réponses

  1. Menendez dit :

    Merci pour cette synthese.

  2. Gildas Le Levé dit :

    J’ai la chance, dans une merveilleuse seconde vie, d’être, entre autres activités, éducateur scolaire et assistant de vie scolaire auprès d’élèves en situation de handicap.
    Merci pour votre travail qui contribuera sûrement à l’amélioration de mon travail, c’est pour moi un objectif permanent.

    • Caroline dit :

      Merci pour votre commentaire :-).

      Les messages des lecteurs et des lectrices sont mes meilleurs encouragements pour la rédaction du blog !

      Belle continuation dans votre seconde vie 😉

  3. Christine Opinet dit :

    Merci pour cet article qui me guide dans mon accompagnement auprès de mon fils qui a un trouble déficitaire de l’attention.

  4. Armelle dit :

    J’apprécie que le monde moderne semble vouloir adoucir son rapport à l’enfant en se tournant vers des méthodes éducatives « validées par les découvertes scientifiques les plus récentes » (un tampon qui donne caution, comme le « vu à la télé » ? :), mais j’ai l’impression qu’on rate la cible. Certains points me fâchent.

    Je lis : « L’enfant sera d’autant plus actif et engagé quand il aura envie de faire l’action. Cette envie est déclenchée quand l’activité lui plaît, qu’elle importe pour lui, qu’il y voit un intérêt personnel… et non pas parce qu’il y est contraint par un intervenant extérieur. »
    –> Conséquence directe : l’approche ‘éducative’ la plus efficace serait donc de laisser chacun apprendre ce à quoi il est porté à s’intéresser naturellement.

    Mais je lis encore : « La tâche la plus importante des enseignants est de canaliser et captiver, à chaque instant, l’attention de l’enfant. L’enseignant doit veiller à créer des matériaux attrayants mais qui ne distraient pas l’enfant de sa tâche principale, notamment en ne créant pas de double tâche. […] L’ « effet maître » consiste à bien orienter l’attention des apprenants et donc à bien définir la tâche en question. »
    Criante contradiction avec le point précédent. Serait-ce qu’on décide sciemment de ne pas en tenir compte, de ce point précédent ?
    Pourquoi vouloir canaliser l’attention de l’enfant sur un sujet x, si tout prouve que les vrais apprentissages, ceux qui se font tout seul, sans effort et rapidement, ceux de fond, ceux qui restent (par opposition à la mémorisation des données relatives au sujet lambda car « c’est au programme »), se font uniquement sur les sujets présentant un intérêt personnel spontané pour la personne concernée ?
    Que cache cette volonté de canaliser ?
    Il est des manœuvres « pour le bien de l’enfant » qui ne disent pas leur nom.

    Et pour finir, revenir sur le tout début de l’article qui évoque la plasticité neuronale pendant la période 0/5 ans : « La période 0/5 ans constitue donc une fenêtre d’opportunités à saisir ».
    Mais pour qui ? Pour quoi ? A quelles fins ??
    Cela résonne fort comme les pubs HSBC qui ont envahi les aéroports internationaux ces dernières années : la tranche 0/5 ans de la vie d’un enfant est une opportunité dans laquelle l’adulte trouve bon d’investir (pour le bien du petit, certainement ?).
    L’enfant, territoire à coloniser ?
    L’adolescence (rappel d’un principe de logique simple : on ne se débat que lorsque l’on est contraint) fera office de guerre de décolonisation.

    Relisons-nous lentement, ralentissons…: qui sommes nous pour parler de cette façon d’un autre que nous ?

    Il y a tant de vie vivante à découvrir. Plus loin. Derrière les évidences, les conditionnements et les habitudes.
    Voir du côté d’Ivan Illich, John Holt, Ekkehard von Braunmühl et d’autres.

    Have a happy life. Feel free and fly far.

    • Caroline dit :

      Bonjour

      merci pour votre commentaire.

      Je suis en fait entre « deux eaux » : comment se positionner entre les programmes de l’Education Nationale et la « liberté d’apprendre » de Carl Rogers ou « les apprentissages autonomes » de John Holt.

      Je suis en plein cheminement pour arriver dans les faits à une pratique professionnelle qui me convienne : réussir à suivre les programmes de l’EN qui ont force de loi tout en introduisant des notions vues chez Holt, chez Rogers, chez Reggio, chez Montessori…

      Je ne prétends pas à LA vérité, ce blog est le reflet de mes questionnements et de mes inspirations. Il se trouve que je trouve les travaux de Céline Alvarez inspirants.

      Je suis également proche des cercles des familles pratiquant l’instruction en famille dans mon département. Je vais voir une conférence de Jean Pierre Lepri et une autre sur les travaux de Bernard Collot la semaine prochaine. Les thématiques que vous abordez sont donc des thématiques qui m’intéressent, qui me poussent à voir plus loin. Je partagerai mes réflexions sur le blog parce que, comme son nom l’indique, je me considère comme en « apprentissage » moi-même !

      Je n’ai pas fini de me questionner même si j’avoue qu’il est difficile de me « décoloniser » l’esprit et que j’ai du mal à passer de la théorie à la pratique (concernant les apprentissages libres, informels et autonomes). Il me semble que le cheminement de Jean Pierre Lepri lui a également pris quelques années :-).

      Je reste disponible pour échanger.

      Bonne journée
      Caroline

    • Je m’apprêtais à poster un commentaire….quand j’ai lu le vôtre, Armelle. Vous dites exactement ce que je voulais dire, et plus gentiment que je ne l’aurais fait ! Merci donc…

  5. Armelle dit :

    Bonjour Caroline,

    Un grand merci d’avoir laisser être publié mon commentaire. Qui était bien long, en plus.
    (Il n’y a pas toujours cette ouverture sur toutes les pages web ; ça me donne donc envie de saluer beaucoup la vôtre.)

    J’imagine volontiers la difficulté à se positionner dont vous parlez.
    Je crois voir, pour ma part, que les postures sont trop éloignées pour être conciliables (ou alors, pas sans un certain grincement intérieur, car il y a contradiction) :
    L’EN dit « C’est ce contenu qui doit être appris, en commençant maintenant, avec telle approche, et dans ce timing ». Et même si c’est avec +/- de douceur selon les pédagogies, dans le fond la posture reste celle-là.
    L’autre point de vue est de laisser se faire les apprentissages qui sont d’intérêt pour la personne concernée sur le moment, de laisser la vie de l’autre se construire façon libre, et en se positionnement juste, soi, comme un « centre de ressources » pour celui qui aura/aurait besoin. En tout cas c’est comme cela que, moi, je le vois/vis.

    Dans le premier cas on « fait faire » à l’autre.
    Dans le second cas, l’autre est à l’initiative et on est avec lui, pas loin, à disposition.
    Façons de penser et postures vraiment différentes. Pas facile à « mettre ensemble »… (et est-ce vraiment possible ?)

    En tout cas, je suis heureuse quand je vois des questionnements, des postures d’ouverture et qui cherchent : elles me font du bien, car j’aspire à ce que le monde soit plus doux.
    Alors merci pour la vôtre, vous rendez mon monde plus doux. 🙂

    (Et effectivement, à mon sens aussi, je suis en « apprentissage ». Même si la posture n°2 évoquée plus haut me donne quand même l’impression d’être arrivée quelque part, de ne plus vraiment avoir besoin de chercher, d’avoir rencontré quelque chose qui est d’une justesse se trouvant bien au-delà du choix de la « bonne » méthode ou pédagogie, et que je ne laisserai pour rien d’autre. Au jour d’aujourd’hui en tout cas.)

    Bon vent, très bon vent à vous, et merci pour l’écoute et l’échange.
    Au plaisir de vous lire encore.
    (Bon, j’en encore remis une tartine… Merci pour l’indulgence. 🙂

    Armelle

    • Caroline dit :

      Merci pour votre message. Je ne me vois pas parler de bienveillance à longueur de journée sur le blog et censurer le moindre commentaire qui propose d’ouvrir un débat :-).

      J’avoue que je suis moi-même un paradoxe vivant sur ces sujets d’apprentissage : je m’intéresse aux pédagogies actives, aux apprentissages autonomes et informels et en même temps, j’ai beaucoup de mal à les appliquer.
      J’accompagne des enfants qui ont été déscolarisés suite à de trop grosses difficultés d’adaptation à l’école (TDA, troubles oppositionnels, phobie scolaire…). Je lis John Holt, je lis Rogers, j’ai regardé plusieurs vidéos d’André Stern et Lepri et pourtant, je suis encore des méthodes qui vont dans le sens des programmes. Finalement, si on pousse la logique jusqu’au bout, mon métier ne devrait même pas exister…

      Je m’adapate aux intérêts des élèves que j’accompagne et je ne suis pas à la lettre ce que j’avais prévu quand je vois que je les perds, que ce que je leur propose ne les intéresse pas. Cela dit, il me reste beaucoup à apprendre et à expérimenter. Je fais évoluer mes pratiques tous les jours et j’aime piocher dans ce qui existe pour le « digérer » à ma manière, en fonction de là où j’en suis dans ma réflexion.

      J’ai encore de nombreux ouvrages sur ma liste (dont Freinet et A.S Neill). Et je suis toujours embêtée par cette histoire de programme de l’EN : parce que même en instruction en famille, on est contrôlé par des inspecteurs et on est supposé coller à ces fameux programmes. Il me semble d’ailleurs avoir lu ou entendu André Stern dire qu’à son époque, les contrôles étaient moins importants et que cela avait sûrement facilité la manière dont il a pu évoluer sans aucune imposition de programme.
      Je sais aussi qu’il existe de nombreuses familles en IEF qui pratiquent les apprentissages autonomes donc je sais que c’est possible (il n’y a qu’à voir le film Etre et devenir…).

      Vaste sujet donc qui profite grandement des échanges d’idées et de pratiques, dans le respect des uns et des autres.

      Bonne journée,
      Caroline

      vaste sujet

  6. Armelle dit :

    « Finalement, si on pousse la logique jusqu’au bout, mon métier ne devrait même pas exister… » –> 🙂 Oui, c’est aussi ma conclusion. Les métiers de l’éducation ne « devraient » pas exister. Dans une société « saine » et respectueuse des êtres qui la composent, peut-être bien.

    Sinon, j’ai repensé à un petit livre, peu connu mais que j’ai beaucoup aimé? Je partage :
    « Comme des invitées de marque », de Léandre Bergeron.
    Il y relate sa façon d’accueillir et d’être, tout simplement, avec les enfants qui sont arrivés dans sa famille (3 filles), considérées – et donc traitées – avec la même attention et le même respect que celui avec lequel on accueille des invités de marque.
    Vraiment un beau témoignage.

  7. Armelle dit :

    Encore un truc qui vient de me passer par la tête, alors un dernier partage pour la route :

    Au sujet de l’éducation, cette phrase qui me fait frissonner de justesse et de réalisme : « Même si tout semble se passer dans la joie et l’acquiescement, l’enfant connaît très bien ce qui le menace implicitement s’il ne collabore pas. »

    Un résumé ici :
    http://heureuxqui-commeulysse.blogspot.fr/2015/01/qui-aime-ses-enfants-ne-les-eduque-pas.html

    La totale là :
    https://enfance-buissonniere.poivron.org/Plaidoyer_contre_l_Education

    Bonne continuation et bon tout !

  8. Gwen dit :

    L’instruction en famille doit avoir pour objet la maitrise des connaissances et compétences du socle commun à 16 ans, c’est tout ce que dit la loi. Les enfants instruits hors école n’ont pas à suivre les programmes. Je pense comme Armelle que les cadres rigides que sont les programmes et même le fait d’être obligé d’être dans un même lieu avec la même personne référente une bonne partie de son temps est incompatible avec le respect des intérêts de l’enfant. C’est impressionnant de voir dans l’article comme les mêmes auteurs peuvent être interprétés différemment…
    Cela dit le passage de tant de contraintes à la liberté ne peut pas se faire instantanément pour tout le monde.

    • Caroline dit :

      Je fréquente beaucoup de famille pratiquant l’IEF (j’accompagne des enfants déscolarisés suite à des grosses difficultés scolaires/ comportementales/ d’apprentissages). J’ai « passé » 3 contrôles d’inspection dans ce cadre et j’ai toujours été agréablement étonnée de la manière dont ils se sont passés. Je ne suis pas les programmes, j’ai beaucoup de matériel, de livres, de jeux afin de suivre l’intérêt des enfants au mieux. Je m’inspire de Montessori, Freinet, de méthodes plus classiques pour certains apprentissages (Singapour, Boscher, Fransya…). Je n’interviens que quelques heures par semaine et les parents sont la plupart du reste du temps en apprentissages informels et autonomes. Les inspecteurs et conseillers pédagogiques se sont montrés ouverts, ont constaté les progrès (pour l’un que j’accompagne depuis 2 ans). L’un deux, normalement niveau CE1 en scolarisation ordinaire, n’a pas voulu lire lors du contrôle : l’inspecteur n’a pas insisté.
      Je songe sérieusement à l’IEF ou à une école démocratique type Sudbury pour ma fille (même si aujourd’hui impossible matériellement et financièrement, étant maman solo).

      Je suis interpelée par votre phrase : « C’est impressionnant de voir dans l’article comme les mêmes auteurs peuvent être interprétés différemment… » Est-ce que vous souhaitez développer ? Quels auteurs ? Qui interprète ?

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