Quand l’enfant dit non

Quand l’enfant dit non

En communication non violente (CNV), on est invité à exprimer ses sentiments et ses besoins face à une situation décrite objectivement puis à formuler une demande positive (voir cet article d’introduction à la CNV et des exemples de demandes positives dans la relation parents/enfants ici).

Pourtant, il se peut que la personne en face de nous réponde négativement à notre demande. C’est souvent ce qui se passe quand on parle d’éducation :-). Marshall Rosenberg nous indique alors de porter notre intérêt autant sur nos propres besoins de parents que sur ceux des enfants. Cela nous aidera à construire des relations parents/enfants qui servent davantage la vie de tout le monde.

 

 

Les personnes (les enfants sont bel et bien des personnes 🙂 ) ont toujours de bonnes raisons d’agir de la manière dont elles agissent : l’éducation repose sur une compréhension sincère, profonde et respectueuse des besoins et des motivations de l’autre, de l’enfant en l’occurrence.

La façon la plus puissante dont je puisse parvenir à éduquer une personne qui agit de manière qui me déplaît (qui heurte mes besoins) est de manifester de la compréhension pour ce qu’elle a fait. C’est seulement au moment où la personne a confiance en ma capacité et ma volonté à comprendre les raisons qui l’ont poussée à agir de cette manière que j’aurai du pouvoir à les amener à considérer une autre manière d’agir. – Marshall Rosenberg

 

Le besoin d’autonomie de l’enfant, de faire les choses à son propre rythme et à sa façon peut entrer en conflit avec le besoin d’aller vite d’une autre personne (son parent pour ne pas le nommer ! ). En tant que parent, nous éviterons de nombreux conflits et rapports de force inutiles en reconnaissant que les besoins des enfants sont sur un pied d’égalité avec les nôtres.

Quand cela nous tient à cœur de comprendre les bonnes raisons qu’ont les enfants d’agir d’une manière qui heurte nos besoins, on se met en lien avec ce qui est vivant en l’enfant.

Etre en empathie avec les bonnes raisons et les besoins démontre à l’autre qu’on ne le juge pas d’une manière qui implique qu’il a tort : nous comprenons ce qui est vivant en lui quand il fait ce qu’il fait. – Marshall Rosenberg

 

Marshall Rosenberg explique qu’il est important de rester en lien avec les besoins et les sentiments de l’enfant quand on parle d’éducation. Quand un enfant communique, on peut garder en tête la demande de celui-ci : « Vois la vie en moi » et réagir en pensant : »Je me connecte à ce qu’il y a de vivant chez mon enfant. »

 

Marshall Rosenberg a écrit une chanson pour faire comprendre cette notion de sentiments, de besoins et de demandes à prendre en compte chez l’autre et l’enfant en particulier. Face au non de l’enfant, on peut entendre :

  • ses sentiments : comment se sent-il ?
  • ses besoins : quel est le besoin chez lui qui engendre ce sentiment ?
  • sa demande : quelle est sa demande ?

 

Pour Marshall Rosenberg, la demande est toujours « vois ce qui est beau et vivant en moi« . Il a écrit une chanson pour illustrer cette idée :

Vois la beauté en moi

Cherche le meilleur en moi

C’est ce que je suis vraiment

C’est tout ce que je veux être

Peut-être que ça prendra un peu de temps

Peut-être que ce sera difficile à trouver

Mais vois la beauté en moi

Peux-tu saisir l’occasion chaque jour

Peux-tu trouver une manière

De me voir briller par le biais de toutes les choses que je fais

Et voir la beauté en moi

 

On n’entend alors plus de « non » mais on entend « vois la beauté en moi, vois ce qui veut vivre en moi ». Cela ne signifie pas qu’on renonce à nos propres besoins mais qu’on se préoccupe des besoins des autres, et notamment ceux des enfants.

 

citation marshall rosenberg éducation

 

Derrière tout non, il y a un oui : à quoi l’enfant dit-il oui quand il nous dit non à nous ?

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Je vous invite à regarder la vidéo dont je me suis inspirée pour rédiger cet article : Eduquer sans récompense ni punition – Communication Non Violente

 

Pour aller plus loin dans la compréhension de la CNV, je vous conseille ces deux livres de Marshall Rosenberg :

  • Les mots sont des fenêtres (ou bien ce sont des murs) : Introduction à la Communication Non Violente
  • Elever nos enfants avec bienveillance : L’approche de la communication non violente

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1 réponse

  1. 4 juillet 2016

    […] Chercher et écouter le « oui » derrière chaque « non » […]

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