Émotions retournées : une activité créative pour jouer sur l’ambivalence des émotions

Je vous propose une activité réalisable en famille pour affiner la perception des émotions. Il s’agit de créer de nouveaux mots pour décrire le fait qu’on peut éprouver deux émotions (ou plus) en même temps et de mélanger des expressions pour en rendre compte.

Déroulement de l’activité :

  • Regarder le tableau des émotions ci-dessous avec les enfants et leur expliquer la signification des mots et des expressions. Leur demander s’ils connaissent d’autres mots qui pourraient être ajoutés dans ce tableau et en ajouter soi-même qui nous viennent à l’esprit.

tableau ambivalence émotions

  • Annoncer aux enfants qu’on va leur dire des phrases étonnantes au sujet des émotions. Leur demander ce qu’ils trouvent bizarre et inhabituel.

Être peurtriste, c’est être malheureux comme les poules, et avoir la chair de pierre.
Être furipeur, c’est entrer dans une colère d’encre, et se faire un sang noir.
Être énervéxée, c’est bouillir de cœur, et en avoir gros sur la rage.
Être chambouléger, c’est être sur une petite boule, et avoir un nuage dans la gorge.

 

  • Le but du jeu est d’inventer des phrases sur ce principe pour décrire le fait que deux émotions peuvent parfois se mélanger. A partir du tableau des émotions, on va choisir avec les enfants deux émotions qu’ils voudraient rapprocher. On les aidera à combiner leur nom pour créer un nouveau mot (exemple : terripétrifié pour terrorisé et pétrifié).

 

  • Ensuite, on va choisir ensemble, pour chacune des émotions travaillées, une expression correspondante (exemple : avoir des sueurs froides, rester bouche bée). Puis on va permuter les compléments ou adjectifs de ces expressions (exemple : avoir des sueurs bées, rester bouche froide).

 

  • On écrira une phrase en commençant par le nouveau mot émotionnel, suivi des nouvelles expressions (exemple : Être terripétrifié, c’est avoir des sueurs bées, et rester bouche froide.) 

 

  • Les enfants pourront essayer de trouver une situation qui illustre ce mélange d’émotions. Ils écriront la phrase inventée, suivie d’une explication qui commence par « C’est quand… » . Par exemple, pour terripétrifié : « Être terripétrifié, c’est avoir des sueurs bées, et rester bouche froide. C’est quand je croise un chien dans la rue. Je suis surpris parce que je ne m’y attendais pas et j’ai peur que ce chien me morde. »