2 questions qui montrent les limites de la punition

Marshall Rosenberg, initiateur de la Communication Non Violente, affirme que nous avons peu de chances d’obtenir ce que nous voulons en punissant les autres pour changer leur comportement. Il propose de nous poser deux questions pour comprendre à la fois l’inutilité et l’inefficacité des punitions :

1. En quoi voudrais-je que cette personne change de comportement ?

2. Quelle motivation voudrais-je que cette personne ait pour faire ce que je lui demande ?

 

Nous nous posons rarement cette deuxième question. Pourtant, les enfants agissent souvent par crainte d’une punition/ représaille ou par recherche d’une récompense.

5 inconvénients des punitions (par Marshall Rosenberg)

Marshall Rosenberg voit plusieurs inconvénients dans le recours à la punition :

  • l’attention est détournée de la valeur de l’acte en soi (quand un enfant craint d’être puni, il ne pense qu’aux conséquences au lieu de se centrer sur ses valeurs, sur sa motivation profonde, sur ses besoins, sur les besoins des personnes qui l’entourent)
  • l’estime de soi est endommagée par l’usage répressif de la force
  • la punition entame la bonne volonté (plus les enfants perçoivent les adultes comme des agents répressifs, plus les premiers auront du mal à répondre avec enthousiasme et coopération aux derniers)
  • la coercition génère de l’hostilité et pousse à se rebeller (plutôt qu’à céder ou à coopérer)
  • le rapport de force et l’usage de la violence sont légitimés pour résoudre les conflits

 

Différence entre usage protecteur et usage répressif de la force

L’usage protecteur de la force vise à éviter des dommages corporels ou des injustices, tandis que la force répressive vise à faire souffrir des individus pour les punir de leurs actes perçus comme des méfaits. – Marshall Rosenberg

L’usage protecteur de la force

Usage protecteur : par exemple, rattraper un enfant qui traverse la rue en courant pour lui éviter de se faire écraser.

Dans ce cas, le seul souci est de protéger du danger (pas de critiquer, accuser ou condamner le “fautif”). C’est par l’information et l’empathie (et non la répression) que les comportements dangereux ou inappropriés pourront être rectifiés.

Ainsi, les comportements dangereux ou inappropriés relèvent souvent de l’inconscience :

  • l’enfant ne se rend pas compte des conséquences de ses actes
  • il ne voit pas comment satisfaire ses besoins propres sans porter préjudice à autrui
  • il est persuadé d’être en droit d’infliger une punition ou une douleur aux autres, sous prétexte qu’ils le méritent
  • il n’a pas les capacités physiques-motrices et/ou intellectuelles-cognitives et/ou émotionnelles

 

L’usage répressif de la force

Usage répressif : une fessée, une punition, une accusation (comment peux-tu être aussi bête ? tu devrais avoir honte !)

L’action répressive part du principe que les gens commettent des fautes parce qu’ils sont mauvais. La seule manière d’y remédier est de les contraindre au repentir et de leur infliger suffisamment de douleur pour qu’ils comprennent leurs erreurs.

 

Des alternatives à la punition

27 alternatives aux punitions

15 phrases pour protéger et passer à l’action plutôt que punir

8 réactions non punitives aux comportements inappropriés des enfants

 

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