8 principes essentiels de la discipline positive

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Je vous propose de découvrir les 8 principes essentiels de la discipline positive telle que développée par Jane Nelsen, psychologue américaine.

1. Les enfants sont des êtres sociaux

Le sentiment de solidarité, de communion est implanté dans l’âme enfantine et il ne quitte l’individu que sous l’action des plus graves déviations. – Adler

C’est un principe que l’on retrouve également dans le concept du continuumLe sentiment que ressent un enfant porté est un sentiment de plénitude ou d’essentielle bonté. La seule identité positive qu’il puisse connaître, étant l’animal qu’il est, est basée sur le principe qu’il se sent bien, bon et le bienvenu. Sans cette conviction, tout être humain est handicapé par un manque de confiance, de spontanéité, de grâce et par l’ignorance de sens global de son identité. Tout bébé est bon, mais ne peut s’en rendre compte qu’indirectement, à travers la façon dont on le traite.Il n’a aucune autre manière visible de percevoir ce qu’il est. Aucun autre type de sentiment ne peut servir de base à son bien-être. La plénitude est le sentiment de base qui convient aux individus de notre espèce.

Carlos Gonzales, pédiatre espagnol, se demande pourquoi personne ne nous rappelle les raisons pour lesquelles nos enfants sont de bonnes personnes. Il continue en écrivant :

Et ils le sont. Ils doivent l’être, forcément. Aucune espèce animale ne pourrait survivre si ses membres ne naissaient pas avec la capacité d’acquérir le comportement normal des adultes et la tendance à le faire.

citation éducation

 

2. Le comportement de l’enfant est toujours tendu vers un but

Les comportements inappropriés sont des stratégies de survie. Jane Nelsen parle de 4 objectifs mirages :

  • accaparer l’attention
  • prendre le pouvoir (être en position de force)
  • prendre une revanche (faire souffrir l’autre)
  • confirmer la croyance d’incapacité (se désengager)

Ces 4 objectifs mirages cachent des besoins insatisfaits. Il est de notre ressort de décoder les besoins insatisfaites et les émotions cachées pour comprendre les motivations des comportements inappropriés.

 

3. Les besoins essentiels de l’être humain sont d’appartenir et d’avoir de l’importance

Les enfants ont besoin de sentir qu’ils sont à la hauteur, que leur contribution personnelle a de l’importance, que leur présence est désirée et qu’ils ont une place dans leur famille, leur école, la société.

On pourra se poser cette question pour nous guider au quotidien : comment aider l’enfant à ressentir de l’appartenance et de l’importance ?

 

4. Un enfant qui se comporte mal est un enfant découragé

Le vrai message qui se cache derrière un comportement inapproprié est : “je veux appartenir”, “je veux avoir de l’importance pour une personne proche”.

Nous pouvons essayer de nous demander ce que l’enfant essaie de nous dire et adopter une attitude encourageante.

 

5. La responsabilité sociale est la base de la vie en communauté

En faisant trop de choses pour nos enfants, nous les privons d’occasions de développer leur sentiment d’être capable. – Jane Nelsen

Acquérir une responsabilité sociale, c’est :

  • avoir à coeur l’intérêt d’autrui
  • nourrir un désir sincère de contribuer à la société
  • se préoccuper des autres, de leurs besoins, de leur bien-être

Quand les adultes assument le rôle du “super” parent et du “super” enseignant, les enfants apprennent à attendre des autres qu’ils soient à leur service au lieu de se rendre eux-mêmes disponibles aux autres. – Jane Nelsen

 

6. Le principe d’égalité est le fondement de la coopération

Les enfants et les adultes sont égaux en droits et en dignité. Les besoins de chacun ont une valeur égale. Chaque être humain a le droit au respect et à la dignité.

Jane Nelsen propose 4 étapes pour gagner la coopération des enfants :

  • comprendre les émotions
  • faire preuve d’empathie et partager nos propres émotions, nos expériences similaires
  • communiquer notre ressenti d’adulte (est-ce que je peux te dire ce qui m’inquiète/ ce que je ressens ?)
  • encourager l’enfant à trouver ses propres solutions

 

7. Les erreurs sont de merveilleuses opportunités d’apprendre

tu t'es trompé, c'est fantastique !

Jane Nelsen insiste sur l’importance de la réparation suite à des erreurs : les 3 R de la réparation

  • Reconnaître sa part de responsabilité
  • se Réconcilier (“je suis désolé(e)…”)
  • Résoudre (trouver une solution ensemble)

Elle propose plusieurs pistes pour redonner de la valeur positive aux erreurs :

  • être modèle dans la gestion de nos erreurs
  • remonter à la source de l’erreur (manque de temps, de compétence, d’encouragement…)
  • partager son “erreur du jour” en famille et la leçon tirée
  • autoriser les enfants à se tromper (ne pas empêcher l’échec en voulant faire à la place)
  • enseigner l’auto évaluation
  • cultiver la résilience 

 

8. Toujours s’assurer de faire passer le message d’amour.

Il existe une différence entre aimer un enfant et lui manifester de l’amour. Ce qui compte n’est pas ce que le parent pense donner mais ce que les enfants ressentent. La sagesse populaire nous dit qu’il n’y a pas d’amour mais seulement des preuves d’amour.

Le message d’amour est essentiel lors des moments de conflits, de communication déclenchée par la peur (un exemple ici).

Le message d’amour peut aussi passer par du temps d’attention exclusive dédiée à l’enfant et par des gestes d’affection au quotidien.

 

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Source : La discipline positive de Jane Nelsen (éditions Poche Marabout). Disponible en médiathèque, en librairie ou sur internet.

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