Rire en famille pour renforcer les liens et décompresser

confinement rire en famille

Nous pouvons saisir toutes les occasions pour rire avec nos proches ou être complices avec eux.

Dans son livre Petit traité de l’abandon, Alexandre Jollien nous invite à rire (de nous et avec les autres) pour gagner en élan de vie et en légèreté : ne pas prendre la vie trop au sérieux serait alors un signe que la vie gagne du terrain.  Rire de soi mais jamais de l’autre, rire avec l’autre jamais de l’autre.

Alexandre Jollien écrit : “Il me semble que quand on rit, quand on laisse éclater sa joie, le moi part à la course et la vie apparaît sans barrières.” Le rire empêche alors de mettre des étiquettes sur des situations, de figer les choses, les relations et les gens.

Alexandre Jollien rappelle que, si les drogues en tout genre ont une certaine emprise sur nous, c’est parce qu’elles nous désinhibent. Or rire peut produire ce même effet :

  • rire de soi-même

A partir du moment où l’on commence à rire de soi, tout peut devenir un jeu : rire de sa propre obstination, de sa propre maladresse, de ses propres colères…

Loin de la moquerie, le rire peut devenir un instrument de vie qui déracine toute fixation narcissique et nous aide à avancer. – Alexandre Jollien

  • rire avec les autres

Nous pouvons aussi voir le rire comme un exercice, un défi : adopter une attitude légère et joyeuse et faire rire une personne (un passant dans la rue, le guichetier ou la guichetière à la Poste ou à la banque…).

Là encore, le rire n’est pas au détriment de l’autre. Le rire n’est pas une moquerie.

En tant qu’adultes, nous pouvons rire de nous et faire preuve d’auto dérision plutôt que nous énerver.

20 idées toute simples pour rire en famille et détendre l’atmosphère

Je vous propose 20 idées de jeux simples pour créer une atmosphère propice à la joie et diminuer les tensions en famille.

1.Je te tiens, tu me tiens par la barbichette (on pourra remplacer la tapette par une grimace)

2.Un concours de grimaces

3.Une partie de chifoumi (pierre, feuille, ciseaux)

4.Une bataille de pouces

5.La petite bête qui monte, qui monte

6.Trouver des rimes :

  • par exemple, trouver des rimes avec les prénoms des copains/ copines en fonction d’une phrase exemple (par exemple, Zoé aime le café, Maélys aime le pain d’épice, ou Noa a peur des chats, Mélodie a peur des souris, ou encore Margaux est un escargot, Nathan est un serpent…),
  • réinventer les paroles d’une chanson connue en respectant les rimes (par exemple, haut les mains ! peau de lapin ! la maîtresse en maillot de bain ! qui pourrait donner haut les talons ! peau de guenon ! la maîtresse en pantalon!).

7.Inventer des phrases : ça se peut ou ça se peut pas ?  Nous aimons nous inspirer du livre d’Edouard Manceau “Ça se peut ou ça se peut pas ?” pour inventer des phrases loufoques. Voici un petit assortiment de nos trouvailles :

  • De la pluie de cornichons, ça se peut ou ça se peut pas ?
  • Un lit qui fait des bisous à l’armoire, ça se peut ou ça se peut pas ?
  • Une souris qui se marie avec un rhinocéros, ça se peut ou ça se peut pas ?

8.Regarder des vidéos drôles sur internet ou des memes

9.Regarder des films comiques même absurdes (chez nous, les films de Jim Carrey rencontrent beaucoup de succès !)

10.Raconter des histoires loufoques (une bonne base avec ce jeu : Comment j’ai adopté un gnou)

11.Faire des exercices de yoga du rire (voir cet article : 5 jeux du rire pour enfants et leurs parents)

12.Jouer à un jeu de chahut (voir les règles pour en faire un jeu constructif : Les jeux de chahut : comment renouer le contact et redonner confiance à l’enfant ?)

13.Jouer au jeu des bêtises. Quand ma fille était petite, on avait inventé le jeu des bêtises. On devait commencer notre phrase par : “Espèce de…” et trouver la bêtise la plus marrante à dire à l’autre (gros mots interdits). Je me souviens de quelques expressions qu’elle aimait particulièrement : Espèce de tranche de pâté en croûte ! Espèce de tarte aux crottes de nez ! L’idée est de permettre le défoulement par le recours au jeu ensemble.Par exemple, je me rappelle lui avoir lu le livre Patouffèt‘ (dans la collection “A petits petons” de Didier Jeunesse). C’est l’histoire très drôle d’un petit garçon tellement minuscule qu’il termine dans l’estomac d’un bœuf. Il finira par en ressortir quand le bœuf pétera ! Idée immanquablement reprise dans le jeu des bêtises : Espèce de bœuf qui pète !

14.Jouer avec les verbes. Ce jeu est idéal par paire. L’un des deux joueurs dit à l’oral ou écrit sur une feuille 4 ou 5 verbes. L’autre joueur doit composer une phrase contenant tous ces verbes. Cette phrase peut être fantaisiste mais elle doit être cohérente.

15.Un rituel matinal de vitalité. Ce rituel de mise en route matinale est court et simple :

  • Tout le monde se redresse.
  • Tout le monde s’étire au maximum de partout.
  • Tout le monde écarte les épaules et bombe le torse.
  • Tout le monde prend une profonde inspiration puis expire longuement.
  • Tout le monde sourit comme à l’annonce d’une très bonne nouvelle.
  • Tout le monde dit “yes !” en faisant le geste avec le bras (poing serré, coude plié et geste du bras du haut vers le bas).

16.Inventer des mots. Nous avons trouvé un livre qui se prête tout à fait au méli mélo de mots : Axinamu. Il propose une double page coupée horizontalement en 3 parties. Les images des animaux peuvent alors être mélangées à souhait : une chèvre et un ornithorynque, ça fait un ornithochèvre, un blaireau et un lynx, ça fait un blynx ! Toutes les déclinaisons et variations sont imaginables : des noms de pays, de villes, de personnes, de métiers, de fleurs…

17.Les repas chamboulés : pour relâcher la pression, il est possible de transformer un repas de la journée de temps en temps. Un déjeuner devient un brunch (mélange de petit déjeuner et de déjeuner), un repas du soir devient un dîner petit-déjeuner avec des aliments du petit déj ou un apéro dînatoire. Il est également possible de mettre en place des rituels : plateau repas le mardi soir, crêpes les dimanches à 11h pour combiner le petit déj et le déjeuner, déjeuner pris à 14h. On peut aussi imaginer un pique nique à l’intérieur, un repas avec des aliments qui ne vont pas ensemble (des chips et de la confiture)… place à l’imagination pour rire, dédramatiser et alléger la charge de la préparation des repas.

18.Les coloriages des gros mots (mais pas trop) : Sandrine, dessinatrice à Garage de l’offre, offre en téléchargement des coloriages rigolos avec de (presque) gros mots dedans.

19. L’histoire “Heureusement, malheureusement”. L’enfant va inventer son histoire sur le principe du livre Heureusement de Remy Charlip.
L’histoire commence avec un événement heureux. Puis s’enchaîne un événement malheureux. Mais, heureusement, un nouvel événement heureux va venir sauver cet événement malheureux. Malheureusement, un autre événement malheureux survient et risque de gâcher cet événement heureux. Heureusement, un événement heureux arrive in extremis pour rattraper cette mésaventure. Malheureusement, un nouveau malheur se produit. Heureusement, un autre événement heureux évite la catastrophe. L’enfant peut alterner les phrases commençant par Heureusement et Malheureusement jusqu’à ce que l’histoire se termine par une fin heureuse de son choix

20.Des défis en famille : un membre de la famille peut lancer un défi aux autres membres. Par exemple, l’un construit un modèle en Kapla et lance le défi aux autres membres de reproduire exactement ce modèle. D’autres défis créatifs à ce lien : [Confinement] Un défi par jour en famille : 24 cartes pour cultiver la créativité et la joie de vivre en famille

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Crédit illustration : brgfx sur freepik.com

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